- Relevé : tirage du Mode IA début septembre 2026, consigné et publié le 9 septembre ; vérification mot par mot dans le code source du site le 10 septembre 2026.
- Terrain : un site d'essai que nous suivons, commerce de proximité fictif, non nommé, illustré par des photos libres de droits.
- Requête : une question au Mode IA sur l'établissement lui-même, un seul tirage.
- Critère fixé avant la vérification : retrouver, pour chaque élément de la description, son origine dans le site (texte visible, code, balisage) ou constater qu'il n'y est pas.
- Statut : partiellement démontré. Les mots viennent du texte alternatif de la photo ; la lecture des pixels n'est pas isolée.
1. La question
Une image posée sur une page peut-elle donner à une réponse IA du contenu que le texte de la page ne contient pas ?
Une image, sur un site, n'est jamais seule. Elle porte un texte alternatif (l'attribut "alt", une phrase invisible à l'écran qui la décrit pour les lecteurs d'écran et pour Google), parfois une légende visible, et parfois une description dans les données structurées (le bloc de code au format Schema.org qui décrit la page pour les machines). Google sait par ailleurs analyser le contenu d'une photo pour Google Images. La question est de savoir ce que les réponses rédigées par l'IA retiennent de tout cela quand elles présentent une entreprise : rien, les mots qui entourent l'image, ou l'image elle-même. Pour un salon de la Croix-Rousse, un restaurant de la Guillotière ou un artisan de Villeurbanne, dont le site montre le local et les réalisations en photos bien plus qu'il ne les décrit, la réponse change beaucoup de choses.
Le fonctionnement général de cette interface est expliqué dans notre guide du Mode IA de Google.
2. Pourquoi nous faisons ce test
On optimise les textes, les titres, les données structurées. Les photos, on les choisit pour qu'elles soient jolies ; personne ne les choisit pour ce qu'elles vont faire dire. Si les réponses IA en tirent du contenu, une entreprise de la métropole se présente aussi par ses images, y compris quand elles ne sont pas les siennes. L'hypothèse à vérifier était que l'IA ne lit que le texte visible, et qu'une image n'ajoute rien à ce que la page dit.
Nous avons voulu vérifier ce que cela change lorsqu'un internaute demande à l'IA de lui présenter un commerce de proximité, comme il le ferait pour un établissement de Lyon ou de Villeurbanne. C'est le rôle de l'implantation lyonnaise : tester ici, sur le terrain de la métropole, ce qu'Aerial Group applique, avant de le conseiller localement. C'est le socle de notre référencement à Lyon.
3. Le terrain
Un site d'essai que nous suivons, construit pour tester avant de conseiller. L'établissement qu'il présente est fictif : il n'a pas de local. Ses photos ne sont donc pas les siennes ; elles viennent d'une banque d'images libres de droits, créditée dans ses mentions légales. Il n'est pas nommé, ni son métier, ni sa ville : c'est la règle de la série. Ce qui compte pour le test, c'est ce que ses pages disent et ne disent pas : elles décrivent des prestations, des prix, des durées, un quartier. Aucune ne décrit l'intérieur du lieu, son mobilier ou son ambiance.
| Ce que porte le site | Où | Décrit le lieu ? |
|---|---|---|
| Texte visible des pages | accueil, prestations, tarifs, quartier, conseils | non |
| Photo d'accueil (banque d'images) | affichée deux fois sur l'accueil, avec le même texte alternatif | oui, par son texte alternatif |
| Balisage de l'image | description ImageObject sur la page de réservation | oui, en une courte légende |
| Fiche Google | aucune (établissement fictif) | - |
4. L'expérience
Première étape, début septembre 2026 : demander au Mode IA de Google de présenter l'établissement, et lire sa réponse. Elle ne parle ni des tarifs ni des horaires, mais de l'atmosphère, en ces mots exacts : "un cadre intimiste et soigné, avec des fauteuils vintage et des miroirs en bois". Et elle recommande l'établissement.
Seconde étape, le 10 septembre : chercher mot par mot, dans le code source de toutes les pages du site, chacun des termes de cette description. Pas seulement dans le texte visible : dans les textes alternatifs des images, les légendes, les données structurées, le fichier de présentation pour les IA. C'est cette seconde étape qui fait le test. Sans elle, on conclurait que l'IA a "regardé la photo" ; avec elle, on sait ce qu'elle a lu.
5. Ce que nous avons observé
"Fauteuil vintage" et "miroirs en bois" sont absents du texte visible de toutes les pages. Ils sont présents à un seul endroit : le texte alternatif de la photo d'accueil, qui décrit, en substance, un fauteuil vintage et des miroirs en bois, et qui est répété deux fois sur la page. Une courte légende dans le balisage de la même photo, sur la page de réservation, nomme aussi le fauteuil. L'IA a donc bien tiré du contenu de l'image, par les mots qui l'accompagnent.
"Intimiste" et "soigné" n'existent nulle part sur le site. Ni dans le texte, ni dans les textes alternatifs, ni dans le balisage. Ces deux qualificatifs sont la formulation propre de l'IA, déduite du reste : de la photo, de son texte alternatif, ou du vocabulaire du métier.
Deux étages de fiction, un portrait assuré. L'établissement n'existe pas, les photos ne sont pas les siennes, et l'IA en a tiré une description cohérente, crédible, qu'elle a recommandée. Elle prend pour vrai ce que la page et ses images disent.
| Mot de la réponse IA | Texte visible | Texte alternatif de la photo | Balisage |
|---|---|---|---|
| fauteuils vintage | absent | présent (deux fois) | fauteuil nommé dans la légende |
| miroirs en bois | absent | présent (deux fois) | absent |
| intimiste | absent | absent | absent |
| soigné | absent | absent | absent |
6. Ce que nous n'avons pas réussi à démontrer
Le relevé démontre que les mots qui entourent une image nourrissent la réponse IA. Il ne démontre pas que l'IA regarde l'image elle-même, et nous préférons le dire.
- Pixels ou texte alternatif ? Le texte alternatif de la photo était descriptif. L'IA a pu s'en contenter. Tant qu'une photo porte une description écrite, on ne peut pas savoir si l'IA a lu l'image ou sa description.
- D'où viennent "intimiste" et "soigné" ? Absents du site, ils peuvent avoir été déduits de la photo, des mots "vintage" et "bois", ou du vocabulaire habituel du métier. Un seul tirage ne permet pas de trancher.
- Un seul tirage, un seul site. Le Mode IA varie d'une fois à l'autre ; une description obtenue une fois n'est pas une règle.
- L'effet d'une galerie sur la visibilité n'est pas mesuré. Que des photos décrites une par une nourrissent les réponses IA et le signal de fraîcheur est une déduction de ce relevé, pas encore une observation. Elle sera testée sur une galerie de réalisations d'un site de la métropole.
- Pour trancher sur les pixels : un test inscrit au registre pour octobre 2026, sur deux pages jumelles d'un même site, l'une avec une photo à texte alternatif descriptif, l'autre avec la même photo et un texte alternatif neutre, trois tirages chacune. Si l'IA décrit le lieu dans les deux cas, elle lit l'image ; sinon, elle lit sa description.
7. Conséquence pour une entreprise lyonnaise
Dans l'état actuel de nos tests, tout ce qui accompagne une image est du contenu que les réponses IA lisent et reprennent pour présenter une entreprise. Pour un commerce de la métropole, cela change trois habitudes.
- Écrire les textes alternatifs comme des phrases, pas comme des mots-clés : ce que l'on voit, où, et ce que cela dit du métier. "Fauteuil de coupe face à la vitrine, rue de la République à Lyon" dit plus qu'un nom de fichier. Jamais vide sur une photo qui compte.
- Faire dire la même chose à la légende visible, au texte alternatif et au balisage de l'image, comme pour l'adresse et les horaires : la cohérence est ce que l'IA vérifie.
- Choisir les photos pour ce qu'elles feront dire. Une photo de banque d'images qui montre un lieu que vous n'avez pas sera décrite comme votre lieu. Montrez votre vrai local, votre vraie équipe, votre vrai geste, en cohérence avec les photos de votre fiche Google.
Le texte alternatif, un réglage de SEO technique oublié
Le texte alternatif fait partie du SEO technique, la couche invisible d'un site (balises, structure, données structurées, vitesse) que Google lit avant même le contenu. C'est le réglage le plus souvent oublié que nous rencontrons dans les audits d'entreprises de la métropole : des dizaines de photos sans description, ou décrites par un nom de fichier. Il est pourtant essentiel, et ce relevé montre qu'il compte désormais deux fois : pour Google Images et l'accessibilité, comme avant, et pour ce que les réponses IA disent de vous.
Une perspective : la galerie d'images comme contenu
Si les mots qui entourent une image sont lus comme du contenu, une galerie de réalisations ou de prestations, chaque photo décrite d'une phrase précise (le lieu, le geste, la commune), devient une façon rapide de nourrir un site sans rédiger de longs textes. Un carreleur de Vénissieux qui publie chaque chantier avec une photo et une phrase, un salon de Villeurbanne qui montre ses coupes de la semaine, un restaurant de Lyon 2e qui photographie sa carte du jour : quelques minutes par publication, là où un article demande des heures.
Cela rejoint un autre signal que Google déclare valoriser : la fraîcheur, c'est-à-dire un site qui change régulièrement et se montre vivant. Une galerie alimentée chaque semaine le fait avec une intervention courte, non chronophage, à la portée d'un artisan, quand le contenu éditorial ne l'est pas. Nous ne l'avons pas encore mesuré sur des recherches lyonnaises : c'est le second test que ce relevé ouvre, après celui des pixels.
Ce test ouvre donc un terrain que nous n'avions pas exploré : une image peut-elle renforcer un contenu, et avoir une valeur de contenu à elle seule ? Le relevé d'octobre y répondra. La méthode de référencement est appliquée sur aerialgroup.fr, le site de l'agence ; nous la testons ici, sur les recherches locales de Lyon et de Villeurbanne, et c'est le travail quotidien de notre agence SEO à Lyon.
- Le Mode IA a décrit un lieu à partir de sa photo, avec des détails absents du texte visible des pages.
- Ces détails viennent du texte alternatif de la photo, répété deux fois, et d'une légende dans le balisage : les mots qui entourent une image sont du contenu lu par l'IA.
- L'IA a pris pour vrai un lieu fictif illustré par des photos libres de droits, et l'a recommandé.
- Le texte alternatif est un réglage de SEO technique, souvent oublié sur les sites d'entreprises de Lyon et Villeurbanne, essentiel désormais deux fois : pour Google Images et pour les réponses IA.
- Perspective : une galerie de réalisations décrite photo par photo nourrit le site et montre à Google un site vivant, en quelques minutes par publication. À mesurer.
- Non démontré : la lecture des pixels eux-mêmes. Test alt descriptif contre alt neutre prévu en octobre 2026.
Questions fréquentes
Les réponses IA de Google lisent-elles les images d'un site d'entreprise à Lyon ?
Elles en tirent du contenu, c'est vérifié : le Mode IA a décrit un lieu à partir des mots qui accompagnent sa photo d'accueil, texte alternatif et légende, absents du texte visible. Qu'il regarde aussi les pixels de la photo n'est pas démontré. Pour une entreprise de Lyon, tout ce qui entoure une image est donc du contenu lu par l'IA.
C'est quoi le texte alternatif d'une image, et pourquoi compte-t-il pour l'IA ?
C'est la phrase, invisible à l'écran, qui décrit une image dans le code de la page, lue par les lecteurs d'écran et par Google. Notre relevé montre que le Mode IA reprend ses mots pour décrire un établissement. Un texte alternatif vide, ou réduit à un mot-clé, prive donc l'IA d'une description que vous auriez pu écrire vous-même.
Une photo de banque d'images peut-elle induire l'IA en erreur sur un commerce de Villeurbanne ?
Oui. Sur notre site d'essai, un établissement fictif illustré par des photos libres de droits a été décrit et recommandé comme un lieu réel, avec des fauteuils et des miroirs qui n'existent nulle part. L'IA prend ce que la page et ses images disent pour vrai. Un commerce doit donc montrer son vrai local, ou assumer que l'IA décrira celui de la photo.
Une galerie de réalisations suffit-elle à faire vivre le site d'un artisan de Lyon ?
C'est une piste sérieuse, pas encore mesurée. Si chaque photo porte une phrase précise (le chantier, le geste, la commune), la galerie devient du contenu lu par l'IA et un signal de site vivant pour Google, en quelques minutes par publication. Nous testerons son effet sur des recherches lyonnaises avant de le recommander comme un remplacement du contenu éditorial.
Comment écrire le texte alternatif d'une photo pour une entreprise lyonnaise ?
Comme une phrase que l'on pourrait lire à voix haute à quelqu'un qui ne voit pas la photo : ce que l'on voit, où, et ce que cela dit du métier. Le lieu et le geste comptent plus que le mot-clé. La légende visible et la description de l'image dans le balisage doivent dire la même chose, sans jamais décrire ce que la photo ne montre pas.
Frank Grandjean, directeur des opérations digitales d'Aerial Group (direction technique, MOA et production web), agence web en activité depuis 1998. Il conduit les tests de l'Observatoire de la visibilité locale depuis l'implantation lyonnaise de l'agence : ce que Google, les Aperçus IA et les moteurs conversationnels font des entreprises de Lyon et de Villeurbanne, mesuré avant d'être recommandé. Profil LinkedIn.