Pourquoi des méthodes, et pas des recettes
Depuis que Google rédige lui-même une réponse en haut de page, l'Aperçu IA, et cite quelques sources au passage, la question n'est plus "comment être premier" mais "comment être la source citée". Pour cela, il faut comprendre comment la réponse est fabriquée : Google découpe la question de l'internaute en plusieurs sous-questions (on parle d'éclatement de requête), cherche pour chacune le passage qui y répond le mieux, court et chiffré, puis recolle les morceaux. Le classement se fait au niveau du passage plus que de la page.
Une recette dirait "ajoutez une FAQ". Une méthode dit d'où viennent les questions, comment les trier, dans quelle forme répondre, et comment vérifier. Les trois méthodes ci-dessous sont celles d'Aerial Group, écrites après des mesures faites sur des sites d'essai que nous suivons dans la métropole, sans les nommer. Elles s'appliquent à tout site d'entreprise, et l'implantation lyonnaise les éprouve sur le terrain de Lyon et de Villeurbanne.
Méthode 1 : les micro-intentions, de la Search Console aux autres questions
Le principe en une phrase. Prendre les expressions que la Search Console (l'outil gratuit de Google qui liste, pour chaque page, les recherches sur lesquelles elle est apparue) attribue déjà à une page, les regrouper par intention, aller chercher dans Google les "autres questions posées" correspondantes (le bloc de questions dépliables au milieu des résultats), et transformer chaque question retenue en une réponse courte, citable et convertissante, posée sur la page.
Les cinq étapes. Un : l'attribution. On extrait toutes les recherches nommées du site, page par page, et on vérifie que chaque expression est servie par la page qui porte son intention ; sinon on corrige d'abord le routage. Deux : le regroupement. On classe les expressions de la page par forme, nominale ("entretien de barbe"), verbale ("entretenir sa barbe"), question ("comment entretenir sa barbe"), fréquence, soin, segment précis, et on pèse chaque groupe en impressions. Si la masse est nominale et la page titrée en question, il manque un passage dans la forme majoritaire. Trois : la moisson. Pour six à huit recherches représentatives, on charge la page de résultats de Google en français et on relève les autres questions, dans un tableau de traçabilité qui justifie chaque question retenue. Quatre : la rédaction. Chaque question devient un intertitre et une réponse de trois ou quatre phrases, avec un chiffre vérifiable, qui se lit seule. Cinq : les trois formes et les contrôles. Une donnée existe en tableau, en phrase et dans les données structurées, à l'identique, et l'on vérifie l'indexation du nouveau passage sur une phrase qui n'existe que là.
Ce que la mesure a appris. Sur les sites d'essai, les pages de service tournent à l'anonymat quasi intégral dans la Search Console (c'est l'empreinte des recherches venues des réponses IA), tandis que les pages de conseil concentrent les recherches nommées. D'où une variante "page aveugle", sans graine dans la Search Console, qui part des autres questions directement. Sur un site d'essai, plus de 300 questions ont été relevées et couvertes en juillet 2026 par cette méthode, avant sa généralisation en août.
Méthode 2 : regrouper les pages par proximité de sens
Le principe. Un vecteur sémantique est la traduction d'une phrase en une liste de nombres, pour qu'une machine puisse mesurer si deux phrases veulent dire la même chose. L'image qui aide : une carte de France où chaque phrase est une ville ; deux phrases qui parlent de la même chose sont deux villes voisines. La machine ne comprend pas les mots, elle mesure des distances. C'est ainsi que Google rapproche une sous-question d'un passage, même sans mot commun.
Ce que la mesure a appris, et qui compte plus que les chiffres. Deux modèles gratuits mesurés le 12 août 2026 sur un même jeu de phrases ne sont pas d'accord. L'un se trompe d'ordre parce qu'il ignore le vocabulaire du métier ; l'autre classe juste mais écrase l'échelle, toutes ses valeurs tassées dans un mouchoir. Conséquence pratique : calibrer avant de se fier à un seuil. On choisit dix paires témoins, cinq dont on sait qu'elles disent la même chose, cinq sans rapport ; on les mesure ; le décrochage entre les deux nuages est le seuil, valable pour ce modèle et ce métier, pas ailleurs. Sur un site d'essai, avec l'un des modèles, ce décrochage se situait vers 0,85.
À quoi cela sert. Repérer les pages qui font doublon et se disputent la même recherche, la cannibalisation ; décider si un sujet mérite une page ou deux, en comparant les résultats réels de Google sur deux recherches et en comptant les adresses communes ; et dessiner l'architecture d'un site, une page par intention, avant d'écrire. Pour une entreprise de la métropole qui veut une page Lyon et une page Villeurbanne, c'est le contrôle qui évite qu'elles se recouvrent.
Méthode 3 : optimiser une page par les autres questions
Le principe. On tape la recherche cible dans Google, on fait défiler jusqu'au bloc "autres questions posées", on recopie les questions telles quelles, dans un onglet neuf (le bloc se charge souvent au défilement, et une page servie après une vérification anti-robot est parfois amputée). Ces questions sont des recherches différentes de la recherche principale, et c'est là que tout se joue.
Le tri en trois oui. Toutes les questions ne sont pas bonnes à prendre. Pour chacune : même personne (celle qui pose la question est-elle ma cliente) ? même moment de décision (se la pose-t-elle avant d'acheter chez moi) ? même sujet (parle-t-elle de ce que traite ma page, ou d'autre chose qui porte le même nom) ? Il faut trois oui. La mesure a montré que tout dépend d'un mot : un terme à plusieurs sens donne un bloc de questions inutilisable, un terme à un seul sens donne un bloc propre.
Les trois verdicts. On confronte chaque question retenue à ce que la page contient déjà : absent, dilué, ou présent. Le cas "dilué" est le plus fréquent et le plus facile à manquer : une page peut contenir toute l'information et n'être jamais citée, parce qu'aucun de ses passages ne se présente comme une réponse. On écrit alors un bloc de trois à quatre phrases avec au moins un chiffre vérifiable, placé en haut de page et non seulement en bas, puis on vérifie que chaque réponse déclarée dans le balisage se retrouve mot pour mot dans le texte visible. Et l'on écrit, avant la mise en ligne, ce qui vaudra succès et ce qui vaudra échec, sinon on interprète le résultat dans le sens qui arrange.
Ce que la méthode ne fait pas. Elle ne remplace pas l'analyse d'architecture : elle décide de ce qu'on met dans une page, jamais s'il faut créer une page. Et le bloc des autres questions n'est qu'une trace du découpage interne de Google, pas ce découpage lui-même.
Deux règles sur les chiffres
Les chiffres appartiennent au propriétaire du site. Un tarif, un délai, une proportion sont des engagements : ils se demandent avant d'écrire, jamais après. Un chiffre inventé qui se retrouve recopié par une intelligence artificielle est une promesse que quelqu'un devra tenir. C'est la règle que ce site s'applique à lui-même : sa grille de prix est identique sur toutes ses pages, et aucun article de l'Observatoire ne contient un chiffre qui ne vienne d'un relevé daté.
Le chiffre le plus précieux est celui que personne ne donne. Dans la réponse rédigée par Google, repérer les endroits où elle reste vague : "il faut attendre suffisamment", "cela prend un certain temps", "comptez un budget conséquent". Chaque formule de ce genre signale que la donnée précise n'existe nulle part. C'est là qu'un chiffre exact, que l'entreprise peut garantir, n'a aucun concurrent.
Ce que cela change pour une entreprise lyonnaise
Un artisan ou un commerce de Lyon ou de Villeurbanne n'a pas à apprendre ces méthodes : elles sont ce que nous appliquons à ses pages. Concrètement, son audit de référencement gratuit commence par l'étape d'attribution de la première méthode, ce que Google attribue déjà à chacune de ses pages sur les recherches de la métropole ; le suivi mensuel déroule les étapes suivantes, page par page, avec ses propres chiffres et jamais d'autres.
Ces méthodes sont celles d'Aerial Group. La méthode de référencement est appliquée sur aerialgroup.fr, le site de l'agence ; nous la testons ici, sur les recherches locales de Lyon et de Villeurbanne, et c'est le travail quotidien de notre agence SEO à Lyon. Les instruments qui les servent sont décrits dans les outils de l'Observatoire.
Pour examiner les résultats et leurs limites, consultez les mesures avant et après publiées par l'Observatoire.
- Partir de ce que Google attribue déjà à une page dans la Search Console, jamais d'une liste de mots-clés.
- Couvrir les autres questions triées en trois oui (même personne, même moment, même sujet), en trois ou quatre phrases avec un chiffre vérifiable, placées en haut de page.
- Mesurer la proximité de sens entre les pages après calibrage sur dix paires témoins : un seuil ne se recopie pas d'un modèle à l'autre.
- Les chiffres appartiennent à l'entreprise ; le plus précieux est celui que Google ne donne pas.
Questions fréquentes
C'est quoi une micro-intention, pour le site d'une entreprise de Lyon ?
Une question précise que se pose un client avant d'acheter, prise dans les autres questions que Google affiche sous les résultats, et à laquelle la page répond en trois ou quatre phrases avec un chiffre vérifiable. Pour un artisan de Lyon, c'est par exemple le délai d'intervention, le prix d'une prestation ou la zone couverte, écrits pour être recopiés par Google et par l'IA.
Pourquoi partir de la Search Console plutôt que d'une liste de mots-clés ?
Parce que la Search Console, l'outil gratuit de Google, dit sur quelles recherches chaque page du site est déjà affichée. On part donc de ce que Google attribue réellement à la page, on le regroupe par intention, et seulement ensuite on va chercher les questions à couvrir. Une liste de mots-clés achetée ne dit rien de ce que fait votre site.
Comment savoir si deux pages d'un site lyonnais se font concurrence ?
En mesurant la proximité de sens entre leurs textes avec un modèle qui traduit les phrases en nombres, après l'avoir calibré sur dix paires témoins dont on connaît la réponse. Deux pages trop proches se disputent la même recherche. Le seuil dépend du modèle et du métier ; il ne se recopie jamais d'un site à l'autre.
Faut-il inventer des chiffres pour être cité par l'Aperçu IA ?
Jamais. Les chiffres appartiennent au propriétaire du site : un tarif, un délai, une proportion sont des engagements, demandés avant d'écrire. Un chiffre inventé recopié par une IA est une promesse que quelqu'un devra tenir. La méthode cherche au contraire les endroits où Google reste vague, et y place le chiffre exact que l'entreprise peut garantir.
Frank Grandjean, directeur des opérations digitales d'Aerial Group (direction technique, MOA et production web), agence web en activité depuis 1998. Il conduit les tests de l'Observatoire de la visibilité locale depuis l'implantation lyonnaise de l'agence : ce que Google, les Aperçus IA et les moteurs conversationnels font des entreprises de Lyon et de Villeurbanne, mesuré avant d'être recommandé. Profil LinkedIn.